Qui sommes-nous ?

Rémi BACCOUT, 27 ans en 2016, sur le GR107 « Le chemin des Bonshommes »

Vingt ans avant, sur ma belle mécanique

     « Haha, tu plaisantes Rémi ! » C’est très certainement ce qu’auraient dit mes parents il y a une vingtaine d’année si je leur avais annoncé mon projet pour 2018. Car oui, c’est avec une non-aisance formidable que ma rencontre avec mon premier deux-roues s’est faite remarquer, si bien que j’ai finalement dû être le dernier de ma bande à trouver l’équilibre ! 

     Pour enrichir mon expérience, je réserve le vélo aux vacances, soit jamais plus de deux mois par an. Le reste du temps, je roule ma bosse, bien plus stable sur mes deux pieds ancrés au plancher des vaches. Là, rien de bien exceptionnel vous dirais-je : scolarité normale, activités normales. Un peu de remous sans jamais trop de vagues, c’est mon tempérament plutôt discret qui s’affirme.

     Ah, quand même, et c’est important je pense pour la suite, j’ai la chance de voyager un peu, en famille principalement: en Corse, en Provence, en Ardèche, à Madagascar. C’est loin des plages bondées et des villes artificielles que j’apprécie les vacances. Mon plaisir vient des balades en montagne, de l’arrière pays, de l’authenticité des gens et du calme.

     Arrivent enfin les études supérieures à la Fac de Pharmacie, et un tas de changements : une vie indépendante dans la belle ville de Lille, beaucoup de rencontres, et surtout du TEMPS ! Du temps pour ouvrir son esprit à de nouvelles perspectives, du temps pour rêver un peu aussi.

     Et puis un déclic avec un ami, un soir d’été 2013. Il me dit : « Tiens, j’irais bien randonner en Ecosse le mois prochain ». Banco, j’en suis ! Un peu d’aventure, 16Kg sur le dos, un maximum de plaisir et de rencontres plus tard, c’est l’électrochoc : Cette semaine en pleine nature, dépouillé de tout confort et de bien matériel superficiel m’a fait me sentir plus vivant que jamais. S’ensuit d’autres randonnées et un sacré gain d’expérience, jusqu’à une blessure au genou sur les sentiers du splendide GR54. Je suis contraint à éviter la randonnée pédestre pour un moment ! Seule solution pour m’échapper un peu : la bicyclette !

Lors de mon premier « voyage » à vélo. Je porte haut mes couleurs en territoire Belge !

     
     Premier test avec ce nouveau mode de déplacement : je pars en solo découvrir les superbes Ardennes belges (et leurs bières trappistes, je l’avoue !), pendant le long weekend de la fête nationale française 2014. Nouvel électrochoc : tout en restant dans une optique de slow-travel, je parcours plus de distance, ma liberté est décuplée, l’effort physique intense et ma joie immense.

     Durant l’année 2015, je récidive quand les études me le permettent, allant des alentours de la maison à la campagne jusqu’aux chemins belges tant appréciés. Malheureusement, le temps me manque pour agrandir mon champ d’action et explorer d’autres horizons, et ces nouveaux horizons, j’en ai plein la tête grâce aux récits de nombreux voyageurs : Mike Horn, Roald Amundsen, Sylvain Tesson, Alexandre Poussin, Bernard Ollivier, Christophe Cousin, le couple Hervé, Claude Marthaler le cyclonaute, j’en passe et non des moindres.

     Depuis j’ai la tête dans les voyages, et me permet de rêver : « Et si moi aussi j’allais vivre ces aventures, sur mon cheval de fer, voir là-bas si j’y suis ? »